448 – Proposition prudemment écartée.

Publié le par Petitalan

« Monsieur le Corbeau, pourquoi tant craindre de m’approcher ?

Je ne vais pas vous manger !

Je suis une aimable ronde balle vraiment très peu cannibale…

 

Seriez-vous alléché par de rapides épousailles,

Là, tout de go, sans façon, sous la paille,

Avant que n’arrive un importun épouvantail ?

  OB447 090710 012 (7)

 

  - Madame la Paille, par votre tour de taille

Le fragile corvidé que je suis ne peut être qu’impressionné.

S’il vous prenait envie de sur mon petit corps rouler

Je crains fort d’être sur le champ écrabouillé.

Aussi permettez-moi de prudemment me tenir éloigné,

Afin que nos épousailles ne soient pas un feu de paille.

La décence incite à ne pas déranger les pompiers

Qui ont assurément d’autres chats à fouetter. »

 

Ce jour-là, le bonheur n’était pas dans le pré, c’est certain

Ni de près, ni de loin.

 

Ndr : Que de libertés prises avec l’académique rime !

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crasyone 06/09/2010 21:36



Mais le bonheur se trouve ce soir devant mon ecran d'ordi


bien à nous



Petitalan 07/09/2010 09:12



Méfie-toi, l'abus de... etc.


Bien à toi et consomme avec modération.



Katia 05/09/2010 07:37



Oooooooooooooh, p'tit père Tinent, tu as encore réussi ton exercice de style avec brio ! BRAVO ! Quel dommage effectivement que tes vers ne soient pas lus davantage ! Tu devrais écrire un livre
illustré, ça marcherait ! Bon, c'était où sinon ?


 


Bon dimanche à toi p'tit père Shan !


 


Fille Lasse.



Petitalan 05/09/2010 15:26



Même chez mes garçons c'est la totale indifférence. Dire qu'ils seront mes ayants-droit plus tard et qu'ils vont s'en mettre plein les fouilles ! Ah ! mes Muses...


Sans rier, cela représente du boulot ces texticuletsd. Et c'est un plaisir... solitaire.


Tjrs rien sur Fourest ! Lui aussi aurait souffert de ton attitude.


Bien à toi.


Père Pignan.



Paul 03/09/2010 21:46



Mais où sont passés nos belle bottes de pailles d'antan


qui ne roulaient point et ou nous jouiions enfants


le progrès et la productivité ont fait disparaitre


Nos rires et nos larmes de nos première amourettes


quand nous nous ébattions dans la paille encore orange


Ressentant nos premiers émois dans le secret d'une grange


Elle était belle elle sentait la paille encore fraîche du dernier chaud été


Dan cette paille elle avait avait aimé son premier amant que j'avais été


Bonne soirée


Paul


 



Petitalan 05/09/2010 15:31



Le céréalier a semé... la terreur tué nos haies, nos fossés, nos oisillons, nos papillons. Il est désormais difficile de renouveler les "exploits" d'autrefois que tu évoques, même pour les
enfants de la balle.


Nostalgie de ton texte. Merci pour ton passage. Suis allé te visiter. Bravo.


Tu peux voir mon blog photo http://petitalan-photodujour.over-blog.com/ si cela te tente. Je ne fais pas dans la photo léchée mais dans
l'ambiance de situation (la plupart du temps).


Bien à toi et à bientôt. Cordialement.