L'amour vache

Publié le par Petitalan


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Encore une histoire de vache en mal de mâle et qui a très mal.
Une pudique histoire de sexe. Inutile d'éloigner les enfants, c'est décent.
La parole (?) est à la vache d'humeur morose :

" C'est triste à avouer, je suis la risée du troupeau.
De saillie en saillie, sans ménager mon ego,
mon mari le taureau m'avait cocufiée
avec les femelles les plus dissipées.
Combien je déplore la vilaine conduite de ce dévoyé.
qui dans les prés se livre sans pudeur aux infidélités !

Si grande était mon infortune que ma panse s'aigrissait de fiel
et mes cornes à vue de nez croissaient à toucher du bout le ciel.

Pour ménager un honneur malmené,
pour qu'enfin on arrête de se moquer,
le fermier a jugé bon de les épointer.
Peine perdue et intervention ratée,
l'étiquette qui colle à la peau est restée.
J'étais naguère bien cornue et joliment cocue,
je suis devenue mi-cornue mais demeurée cocue.

Comment continuer à supporter les quolibets
de ce moqueur troupeau de gros benêts ?
Même coiffée d'un grand chapeau,
je déclenche le ranz des vaches et le ris des veaux.

Ah les vaches ! Ah les salopiots !

Pis, de mon pis blême ne sort plus même
de quoi remplir le fond d'un misérable seau,
de quoi garnir le moindre petit pot de crème.
La bonne laitière que je fus va perdre son boulot ! "

Avis à messieurs les taureaux :
Livrez-vous à vos galipettes
sans tambour ni trompette.
N'y allez pas trop franco, plutôt mollo,
avec celles qui nous donnent leur lolo.
De n'avoir un jour plus de fromage,
A cette seule idée, sûr, j'enrage.

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