Des vers sans fin pour la fin

Publié le par Petitalan

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Si on se fie à la sagesse populaire,
chacun, dit-on, fait à sa manière.

Pour l'exemple, prenez Prévert.
Prévert empilait les vers
pour chanter délicatement, mais pas toujours,
à sa façon, l'amour.
Pour l'exemple, encore, prenez Gainsbourg.
Gainsbourg descendait les verres
pour chanter délicatement parfois mais pas toujours,
à sa façon, l'amour.

Eux, autrefois, c'était comme ça,
moi, maintenant, pas.

Qu'importe, direz-vous, eux... mais vous !
Pour qui donc vous prenez-vous ?

Je ne chante pas,
je déjante dans ce cas-là !

Amour-amour, petite mort, jusqu'au bout je rime
pousse aux rimes, pousse au crime,
délicatement mais pas toujours.
J'aligne les lignes en attendant qu'un jour
m'emporte mes vers vers la poussière.

Coups de pied dans un tas de feuilles mortes.
Je t'aime, moi non plus.

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