Le drôle de jeu de l'oie

Publié le par Petitalan



L'oie, qui était ministre important dans un pays pas très loin d'ici et qui nous est cher, devant la gravité de la situation et le prix du baril en totale et constante ascension, cru bon de s'adresser à ses compatriotes, si légers dans leur quotidiens comportements, pour les informer et les responsabiliser : 
" Les temps sont durs, ils le seront encore plus ; il faudra changer vos habitudes, serrer la ceinture, laisser plus souvent la bagnole au garage ; la pénurie, l'épuisement des ressources, et encore, et encore... "

Noir désir.

Quelques jours après le Grenelle de l'environnement (jolie dénomination, beau travail de communicants !), parmi les journalistes présents, et forcément indépendants, nul ne fit remarquer que le dernier conseil des ministres décentralisé en Corse - 1.500 policiers détachés pour consolider la sécurité, des conseillers, des attachés, des ceci, des cela et j'en oublie certainement -, tout ce petit monde se déplaçant qui par avion, qui par bateau, gloutons, gloutons, à notre chère planète coûta chaud. A nos porte-monnaies aussi, d'ailleurs.

Que ce ne fut pas soulevé, relève de la distraction ou de la discrétion. Sans doute.

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