234 - L'intruse
Amphitryon à son corps défendant.
Mais que fait pour le simple citoyen not’ très estimé B.B. président ?
Médor- car il convient de lui donner nom – armé d’on ne peut plus solides dents,
A ses pattes accrochés des ongles puissants,
Et pourtant, avec bon armement, acharnement constant
Soutenus par de sourds grondements de mécontentement,
Impuissant à venir à bout d’une bestiole de rien du tout,
Une minuscule puce – à qui il est inutile de donner nom – installée dans son cou,
Qui lui suçait inélégamment le sang, le piquait de partout,
Estimant, on la comprend, fort à son goût
Logis et couvert offerts à moindre coût.
Protestations, défis et cris,
Rien n’y fit.
Ce sont manières de culottés profiteurs
De prendre ainsi ses aises en nos chères demeures.
S’en débarrasser n’est pas chose aisée,
N’étant quasiment jamais repus et rassasiés.
Il y a nécessité de chasser ces importuns pique-assiette
Qui ne font rien que gâcher nos fêtes.
Nous, depuis moult générations républicains et gens honnêtes,
Réclamons une sévère loi, une de plus,
Pour bouter sans ménagement mais légalement hors de nos frontières l’intrus.
Brice H., si tu nous entends,
À toi de jouer : secoue le Parlement.