265 – La grenouille en avait marre…
Proche voisinage et partage ne font pas nécessairement bon ménage.
Imaginons Laurel et Hardy occupant commune banquette.
Nécessairement, outrageusement, toujours le gros cul très largement empiète.
A Katia, le conte promis. Où il est question d’un prince pas du tout charmant.
Il était une fois – ça commence souvent ainsi – dans un touffu bois
Une grenouille de bonne lignée vivant peinarde, coa, coa
en une agréable et fraîche poche d’eau
qui remplissait de belle manière une profonde ornière.
La vie pour elle s’écoulait on ne peut plus pépère
Jusqu’à ce que se pointe un genre de gros phacochère
Un laid puissant puant bruyant sanglier.
Un grigou avec de rudes poils partout, affreux comme tout,
Qui décida que dans cette eau il viendrait désormais se rouler
Et de ses parasites céans régulièrement se débarrasser.
Bains de boue, bains à remous, où comme des fous on s’ébroue.
La paix grenouillère en fut considérablement troublée
Et le batracien courroucé de se venger se montra décidé.
Hélas ! les armes qu’on choisit ne sont pas toujours à hauteur du défi…
Ce qu’elle fit ? Dans l’eau elle vida plusieurs fois sa vessie
D’un ridicule petit pipi.
Sur la grosse bête quel effet voulez-vous que cela fit !
La lutte étant inégale
Résignée, la coasseuse se fit la malle.
Le petit doit souvent céder la place à plus puissant.
Ce n’est pas un conte pour enfant
Mais la réalité du monde des grands…