276 – On ne l’effeuille qu’une fois…
Ah ! Si les amoureux dans leur effeuillage innocent
prenaient seulement un court instant
À la place de cette pauvre fleur
Dont le grand malheur est d’arborer les dents du bonheur,
Ils comprendraient vite leur douleur…
Un à un indélicatement on arrache ses pétales
Et ça fait vraiment très mal.
Si par malheur le jeu se termine par « Pas du tout »
De rage, à tout coup, on lui tord le cou.
Si par bonheur, le décompte aboutit à « A la folie »,
Elle ne s’en sortira pas pour autant remerciée et embellie.
Quelle que soit l’issue, à la fin de ce stupide jeu d’amour,
La pauvrette toute dépouillée n’est guère glamour !
Une ridicule tige
qui nous afflige.
Mon p’tit cœur, Éros est rosse
Et pour la marguerite particulièrement féroce.