289 – Ah ! ces d'jeunes… mais pas seulement
Voilà qui sentait vilainement la fin
Pour certains des légumes du jardin
Se retrouvant après avoir été cueillis, arrachés, ramassés,
Dans le panier du jardinier rassemblés.
A qui savait entendre et comprendre, comme ils papotaient
Et entre eux les nouvelles de la progéniture s’échangeaient.
Les haricots déclaraient que dans la leur il y avait de bien drôles de cocos,
Les carottes elles déploraient des jeunes la coiffure afro
Et les petits pois dénonçaient certains des leurs pour leur p’tit grain.
Oh ! douloureux concert de lamentations
De leurs grands malheurs l’évocation.
Un grand sage qui n’avait jusque là pipé mot, un vieux salsifis érudit,
Front plissé, contrit, leur dit :
« C’est bien à vous, affreux grigous,
de blâmer vos jeunes fous
et de jouer les prudes chochottes
alors que vous terminerez la journée avec les cocottes ! » *
Ps : Aux seins doux ? Au saindoux ? Propos d’un absolu flou !