347 – Avis de tempête
Rageusement tu lançais des galets dans l’eau
Et sur la plage on peut dire qu’il y en avait plus qu’il ne faut.

Dans la vague un instant tu crus apercevoir un reflet
Ces cailloux, c’est à moi que tu les destinais, tu me visais !
C’est ainsi que je compris combien tu me détestais
L’immense tort que notre bonheur précédât le malheur !
Maintenant tu veux punir le mâle que j’étais
Et me rendre le mal que je t’ai fait.
Alors tu appliques à ta façon la loi du talion.
Tu comptes les coups et distribues les gnons, en absolue déraison.
A toi les muscles de Scharzenegger
Avant que s‘épuise ta grosse colère !
Un caillou, deux, trois… cent !
Je t’en prie, n’en jette plus ! la mer va déborder….