223 - Joyeux drille !

Publié le par Petitalan

Quand enfin l’été daigne pointer le bout du nez

Une paire d’espadrilles je m’empresse de chausser.

Je brûle tant de m’expatrier espadrillé

Que j’en suis tout totalement émoustillé !

 

Hop ! Faut voir, comme vite fait, je décanille

Direction le pays du jambon et des filles en mantille

Talons aiguille, bas résille, séguedille,

Que dans leurs parties les plus charnues, je plante mes banderilles.

 

Je saute à pieds joints la fière Castille et atterris direct en la noble Séville

Pour courir illico après tout ce qui brille

(tout ce qui brille n’est peut-être pas d’or, mais je ne donnerais pas ma part au matador.)

 

Ce qui s’appelle, couramment, olé, faire

feu des quatre fers…

 

Quand s’éteint l’été, désespéré, désespadrillé,

Que mes semelles jusqu’à la corde sont usées, d’avoir tant sauté, virevolté, dansé,

Alors, je rechausse mes vieilles Pataugas, en prévision de la neige et la glace.

 

Ainsi de semelles en semelles les saisons passent…

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N
humm il me donne faim le jambon !<br /> bisou bonne soirée <br /> mouette
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P
<br /> Décroche donc.<br /> Photo prise à Madrid. Bien à toi.<br /> <br /> <br />
I
Quel plaisIr de repasser ici,ces jambons me font penser aux ventas espagnoles et aux fiestas de San Sebastian!
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S
c'etait un acrostiche sur l' essence qui nous nuis,au début je voyais pas le rapport entre espadrille et jambon,comme quoi il faut lire jusqu'au bout @+
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P
<br /> C'est là toute la magie de la compréhension de l'incohérence - où inversement, ce qui est tendance (je n'ai jamais bien compris dans ce cas "la tendance, de qui ?) qui commande la manoeuvre)<br /> <br /> <br />