224 - Pas happées, et alors ?
Servir d’appât n’est pas une vocation, l’esprit le plus étroit en conviendra,
Tenir son rang relève de l’obligation
Comprendra immédiatement, même le plus c… (espérons)
Et la perte de conscience n’est jamais sans fâcheuses conséquences.
Cependant, pour le présent et à l’instant…
Pour le leurre qui agonise dans l’eau tout au fond
Et se débat mollement au bout de la ligne de fond
Le corps de part en part cruellement transpercé par l’hameçon
Pour en être arrivé là, fut-ce vraiment un coup de bol
Qu’un jour ou l’autre l’oiseau ne gobât la mouche en vol ?
Si d’en bas l’embrochée de l’oiseau suit le vol rapide
Ce n’est que d’un oeil désespérément vide.
Triste est la condition d’un diptère
Inexorablement dédié à satisfaire des besoins alimentaires.
Ce qui n’est pas arrivé là-haut n’est plus grand réconfort
Quand à deux doigts se tient la mort.
Aurait-il été moins douloureux d’être happé par l’oiseau
Que bientôt avalé par le poisson ?
Quand on est tombé de haut
Et qu’on touche le fond *
Faut-il insulter les dieux si funeste se profile le sort
Quand seul maître à bord le capitaine vire de bord ?
Tout comme l’introduction, la nébuleuse conclusion
Ajoute un certain charme à ces divagations.
N’est-ce pas ?
Faut-il rappeler que le divin Castrothéodoricien non plus ne fut pas toujours clair en la matière…
* Comme certain élu d’un mois de mai mignon, dans les sondages d’opinion…