305 – L’oiselle qu’on priva de loisirs

Ankylosées, quasi atrophiées sont ses ailes
Et cependant ne cesse de roucouler l’oiselle
Soyons sûrs qu’elle pleure une liberté
Dont on l’a honteusement privée
Elle qui était joyeuse fille de l’air
Se morfond désormais dans une cage de fer.
Qui a osé enfermer ce symbole gracieux de l’innocence ?
Qui en a eu l’outrecuidance et l’indécence ?
Jamais je ne saurai pardonner !
Vils oiseleur et oiselier à mon bâton vous ne tarderez pas à goûter.
Je vous flanquerai au trou
Et vous pourrez toujours attendre la levée des croucrous…
Publicité